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Situation des femmes dans les pays
du réseau
WiLDAF/FeDDAF AO
   
 

La Journée de la Femme Africaine : au-delà des festivités, c’est l’occasion de mener nos plaidoyers

Pour la 48ème fois les Femmes Africaines vont être à l’honneur ce 31 juillet. En effet, la Journée de la Femme Africaine, qui est aujourd’hui à sa 48ème édition est née de la volonté des femmes du continent de s’unir en une organisation continentale au sein de laquelle elles pourraient être représentées valablement au niveau international. C’est ainsi qu’à Dar-Es-salam en Tanzanie, lors de l’Assemblée constitutive du 27 au 31 juillet 1962, a été créée la Conférence des Femmes africaines. C’est sous l’égide de cette institution devenue Organisation panafricaine des femmes en 1974, que se célèbre, le 31 juillet chaque année, la journée de la Femme africaine.

Au-delà des festivités, le thème retenu pour l’année « la situation de la femme africaine : défis et enjeux. » doit particulièrement nous interpeller toutes et tous par rapport aux actions que nous menons concrètement pour réduire les discriminations à l’égard des femmes. La revue africaine de la mise en œuvre des Plates-formes d’Action de Beijing et de Dakar en novembre 2009 a révélé que les progrès enregistrés en terme de reconnaissance et d’exercice des droits des femmes sont loin des attentes. Les femmes continuent d’être les plus touchées par la grande pauvreté car vivant en dessous du seuil de la pauvreté. Cette situation risque de s’aggraver face à l’émergence de nouveaux défis tels que la crise économique financière mondiale qui secoue le monde depuis plus de 2 ans maintenant, le réchauffement de la planète avec son cortège de crise alimentaire.

Certes, il y a eu des progrès tant au niveau régional et national que nous sommes en droit de célébrer et c’est l’occasion. Mais la Journée de la Femme Africaine doit représenter également une occasion pour rappeler aux Etats leurs engagements vis-à-vis des femmes pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Le WiLDAF voudrait à la veille de cette importante date pour les femmes africaines lancer un appel urgent à la quasi-moitié des Etats Africains qui n’ont pas encore ratifié le protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, relatif aux droits des femmes à le faire et à tous les Etats à prendre les mesures idoines en vue de son application effective. Le réseau tient également à saluer l’initiative de la décennie de la femme africaine dont le lancement par l’Union Africaine est prévu en octobre au Kenya, mais voudrait espérer que ce sera l’occasion pour les Etats de mener des actions plus ciblées visant à contribuer à des avancées concrètes en matière de lutte contre les violences faites aux femmes et plus généralement de protection juridique des femmes, à l’autonomisation économique des femmes, à leur participation à la gestion de la paix et aux prises de décision. Enfin, le WiLDAF salue la décision de la création du Fonds pour les femmes africaines et appelle les Chefs d’Etats et de Gouvernements à aller vers la concrétisation de cet engagement.

BONNE FETE A NOUS TOUTES !

 

Mise en ligne le 30 juillet 2010
Mise à jour le 30 juillet 2010


 

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UTILISER LA LOI COMME UN OUTIL POUR L’AUTONOMISATION DES FEMMES RURALES EN AFRIQUE DE L’OUEST

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WiLDAF/FeDDAF-Burkina Faso a formé du 29 mars au 2 avril à Pô, des animateurs et animatrices relais sur les droits de la femme. L’objectif est de leur permettre de jouer le rôle qui leur revient dans les communautés où ils vivent. La formation a regroupé plus d’une trentaine de participants venus de Pô et des départements de la province.

Source : Women’s Human Rights Net

 

 
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