ONU Femmes/Piyavit Thongsa-Ard

Une migrante travaille dans une usine de textile en Thaïlande. Travaillant plus de 12 heures par jour, elle gagne moins que le salaire minimum journalier, à peine de quoi couvrir le loyer, la nourriture et économiser.

 

 

Pour marquer la première Journée internationale de l'égalité de rémunération, l'ONU et des partenaires réunis dans une coalition ont appelé tous les dirigeants à prendre les mesures nécessaires pour que l'égalité salariale soit au cœur des efforts de reprise post-Covid dans le monde.

 

Dirigée par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'Organisation internationale du travail (OIT) et ONU Femmes, la Coalition internationale pour l'égalité de rémunération (EPIC) rassemble divers acteurs et experts pour aider les gouvernements, les employeurs, les travailleurs et leurs organisations à faire des progrès concrets et coordonnés pour parvenir à l'égalité de rémunération entre les femmes et les hommes partout dans le monde.

 

Selon la coalition, la Covid-19 a montré que les économies et les sociétés reposent sur le travail essentiel et souvent sous-évalué ou non rémunéré des femmes et des filles.

 

Les femmes représentent 70% des personnels de santé mondiaux et ont été en première ligne en tant que travailleurs essentiels, leaders communautaires, soignants et travailleurs sociaux. Avant la Covid-19, les femmes effectuaient en moyenne trois fois plus de travail de soins non rémunéré que les hommes, et cette responsabilité s'est accrue depuis la pandémie en raison de la fermeture des écoles et des garderies et de l'augmentation des besoins de soins pour les parents âgés. 

 

Les femmes sur le marché du travail ont été touchées de manière disproportionnée par les retombées économiques à court terme de la Covid-19. Les secteurs de la main-d'œuvre qui dépendent de l'interaction physique avec les clients, dont beaucoup sont de grands employeurs de femmes, par exemple l'hébergement, la restauration et les services de vente au détail, ont été durement touchés par l'impact économique de la pandémie.

 

En outre, les femmes sont beaucoup plus susceptibles que les hommes d'être dans les segments les plus vulnérables de l'économie informelle en tant que domestiques et travailleuses à domicile, ce qui signifie qu'elles ont peu de protections contre le licenciement et peu d’accès aux congés maladie payés.

 

Atténuer les pertes d’emplois et de revenus

 

Pour commémorer la première Journée internationale de l'égalité de rémunération, les dirigeants du monde entier se sont engagés à prendre des mesures positives pour réduire l'écart. L'EPIC a appelé les gouvernements, les employeurs, les travailleurs et leurs organisations, le secteur privé, la société civile et les universités à veiller à ce que les réponses politiques intégrées visent à atténuer les pertes d'emplois et de revenus, et à faire en sorte que les femmes ne finissent pas par supporter de manière disproportionnée les pertes d'emplois et les réductions de revenus résultant de la pandémie.

 

Lorsqu'on lui a demandé quel conseil elle avait pour les femmes qui luttent pour l'égalité salariale, la capitaine de l'équipe américaine féminine de football, Megan Rapinoe, a répondu : « Nous avons besoin d'une volonté politique pour promulguer et appliquer la législation. Nous avons besoin de volonté sociale ».

 

Source :news.un.org

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