Les résultats sont issus d'un sondage d'opinion international massif et sans précédent, lancé en janvier 2020 pour marquer le 75ème anniversaire des Nations Unies. Les participants de tous horizons, femmes, hommes, filles et garçons de pays développés et en développement, ont été encouragés à partager leurs espoirs et leurs craintes pour l'avenir et à expliquer comment les Nations Unies peuvent contribuer à apporter des changements.

 

Quels que soient leur origine, leur milieu, leur âge ou leur sexe, les participants à l'exercice étaient, selon les Nations Unies, « remarquablement unis » dans leur vision de l'avenir.

 

Voici les cinq principales conclusions du rapport publié par les Nations Unies.

 

1) De meilleurs services de base

 

Le monde entier reste prisonnier de la pandémie de Covid-19, il n'est donc peut-être pas surprenant que la priorité immédiate de la plupart des personnes ayant participé à l'enquête, qui s'est poursuivie tout au long du confinement mondial causé par la pandémie, soit l'amélioration de l'accès aux services de base. Ceux-ci comprennent les soins de santé, l'eau et l'assainissement ainsi que l'éducation. Beaucoup pensent que l'accès à l'éducation et les droits des femmes s'amélioreront à terme.

 

Voici ce qu'une personne interrogée au Mexique avait à dire : « Le virus a supprimé les emplois, les interactions, l'éducation et la paix. La peur est partout, et les gens n'y réagissent pas bien ».

2) Davantage de coopération internationale

La pandémie de Covid-19 a, selon les Nations Unies, souligné la nécessité d'une coopération internationale pour développer, produire et distribuer un vaccin afin que tous les pays, riches et pauvres, en bénéficient.

Cela fait partie de l'importance que les Nations Unies accordent au multilatéralisme, les pays travaillant en collaboration et de manière productive pour le bien commun.

Et il semble qu'une grande partie du million de personnes interrogées s'accorde à dire que c'est une bonne chose ; un pourcentage significatif de 87% des personnes pensent que la coopération internationale est vitale pour faire face aux défis mondiaux et que la Covid-19 a rendu la solidarité internationale encore plus urgente.

 

Une personne interrogée en Albanie souligne l'importance d'une responsabilité sociale partagée : « Il est primordial que la reprise soit fondée sur l'esprit d'humanité. La leçon que nous avons tirée de la pandémie est que littéralement, personne n'est en sécurité si tout le monde n'est pas en sécurité ».

 

3) Action pour le climat

 

L'apparente incapacité de l'humanité à ralentir le réchauffement de la planète, à prévenir un changement climatique irréversible et la destruction de l'environnement naturel qui en résulte est la préoccupation majeure à moyen et long terme des personnes interrogées. Parmi les autres préoccupations à long terme, citons l'augmentation de la pauvreté, la corruption des gouvernements, la violence communautaire et le chômage.

 

Selon un jeune Chinois, tout le monde est touché par le changement climatique : « Le changement climatique mondial actuel, dû à la pollution de l'environnement, fait courir un risque accru aux individus et à des populations entières ».

 

4) Un engagement accru de l'ONU

 

Si l'on regarde le passé, six personnes interrogées sur dix estiment que les Nations Unies ont rendu le monde meilleur et 74% d'entre elles déclarent que les Nations Unies sont « essentielles » si l'on veut relever efficacement les défis mondiaux. Cependant, plus de la moitié des personnes ayant répondu à l'enquête ne savent toujours pas grand-chose des Nations Unies et les considèrent comme « éloignées » de leur vie.

 

Beaucoup recommandent la création d'un conseil de la jeunesse pour conseiller les hauts fonctionnaires de l'ONU et un participant du Brésil suggère un engagement plus important au niveau régional et local : « L'ONU pourrait agir en s'engageant davantage auprès des acteurs régionaux et locaux, en investissant dans l'avenir en fournissant des moyens qui favorisent le développement de l'autonomie des acteurs sociaux».

 

5) Croyance en un avenir meilleur

 

En ce qui concerne l'avenir, les jeunes participants et ceux de nombreux pays en développement ont tendance à être plus optimistes que ceux qui sont plus âgés ou qui vivent dans des pays développés. Les habitants d'Asie centrale et du Sud et d'Afrique subsaharienne ont tendance à être plus optimistes que ceux qui vivent en Europe et en Amérique du Nord.

 

« Personne n'est impuissant »,a  dit un lycéen de 17 ans originaire du Japon.

 

Comment un million de voix ont été entendues

 

Les gens ont été invités à donner leur avis de plusieurs manières.

L'enquête d'une minute de l'ONU75 (www.un75.online) a été essentielle pour entendre le plus grand nombre de personnes possible. L'enquête est toujours disponible et en 64 langues.

Pour s'assurer que les personnes non connectées à Internet soient entendues, l'enquête a été adaptée pour la collecte de données hors ligne via une application mobile, et par l'intégration de SMS et d'autres outils.

 

Les participants ont également été invités à donner leur avis par le biais d'un sondage téléphonique ou en personne.

Source :news.un.org

 

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