En juillet 2021, des femmes manifestaient contre les violences faites aux femmes à la place de l'Obélisque de Dakar. (Illustration. AFP - SEYLLOU

La capitale sénégalaise a accueilli ce dimanche 19 décembre une marche pacifique à l'initiative du mouvement Marche blanche des femmes. Ce mouvement qui prend de l'ampleur se mobilise contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

 

Violences domestiques, violences conjugales, harcèlement et agression sexuelle, féminicides, infanticides ou encore mutilations génitales.  Le rassemblement de ce dimanche intervient à la suite d’un fait divers familial tragique avec le mort de jeune enfant qui a ému tout le Sénégal, ainsi que le contexte de propos médiatiques banalisant les violences sexuelles.

 

« Élan de coeur »

 

Ndeye Fatou Ndiaye est médecin et co-dirigeante du mouvement Marche blanche des femmes. « Il y a eu un événement particulièrement violent qui nous a réunies dans un élan de cœur. C’est un père qui s’est suicidé et qui a aussi assassiné ses enfants. Nous, ça nous a tellement remuées parce que nous avons vu en fait que c’était tout simplement un long chemin de violences et d’incompréhensions conjugales qui a amené à cet acte irréversible, ce paroxysme de la violence. »

 

Arrêter d'avoir peur

 

« Nous nous sommes dit, indique Ndeye Fatou Ndiaye, qu’il faut vraiment faire quelque chose et que l’on arrête d’avoir peur de parler quand ça ne va pas, qu’on arrête d’avoir peur de parler quand on a peur d’être atteinte. Et c’est comme ça que nous nous sommes levées d’un seul chef. Ça a commencé par dix femmes, et aujourd’hui nous sommes plus de 700 personnes, hommes, femmes, jeunes, organisations. C’est incroyable. Nous nous sommes rendu compte que ce que nous ressentions de façon individuelle, c’était quelque chose qui était ressentie par des centaines et des milliers de personnes ».

 

Après la Marche blanche, ses organisateurs ne veulent pas en rester là. Ndeye Fatou Ndiaye attend maintenant de vraies réformes politiques et sociales pour faire cesser les violences contre les femmes et les enfants, et pour les protéger. « Le collectif doit servir de levier pour plusieurs choses qui devaient être mises en œuvre aujourd’hui ».


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