Trouvant leur source dans l’inégalité des genres et le déséquilibre des pouvoirs entre hommes et femmes, les mutilations génitales féminines (MGF) perpétuent les inégalités en limitant les opportunités pour les femmes et les filles d’exercer leurs droits et de réaliser leur plein potentiel. Les crises humanitaires comme celle de la COVID-19, qui entre dans sa troisième année, ont mis à mal les efforts de prévention des MGF : on estime que ces dix prochaines années, si l’on compare avec la situation pré-pandémie, deux millions de filles supplémentaires subiront ces pratiques.

 

Si des progrès ont été faits en trente ans, avec un tiers de filles en moins soumises à ces pratiques néfastes, leur rythme doit être dix fois plus rapide si l’on veut atteindre zéro mutilation génitale féminine en 2030. On estime qu’un budget de 2,4 milliards de dollars sera nécessaire pour atteindre cet objectif dans les 31 pays prioritaires, alors que seuls 275 millions devraient être effectivement dépensés, laissant un manque de financement de près de 2,1 milliards. 


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Le thème de la journée cette année est « Accélérer l’investissement pour éliminer les mutilations génitales féminines » : un investissement dans les programmes fournissant des services et une prise en charge pour celles qui sont affectées et celles qui sont à risque, ainsi que dans l’élaboration et l’application de lois, et le renforcement des capacités institutionnelles pour l’élimination de ces mutilations. Autonomiser les filles grâce à l’éducation, la santé et des possibilités de revenu peut aussi jouer un rôle essentiel dans l’éradication des MGF.

 

Divers acteurs, depuis les gouvernements jusqu’aux organisations de la société civile, en passant par les communautés elles-mêmes, ont fait des progrès encourageants. Il nous faut continuer sur cette lancée et agir de toute urgence. 

 

Source:unfpa.org

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